Jacmel : des manifestants devant la résidence du directeur général de la PNH

La mobilisation citoyenne s’est poursuivie pour une deuxième journée consécutive à Jacmel, jeudi 16 avril 2026, dans un climat de forte tension lié à l’attaque armée survenue à Séguin plusieurs jours auparavant. La contestation s’est particulièrement concentrée autour de la résidence privée du directeur général de la Police nationale d’Haïti (PNH), Vladimir Paraison, originaire de Jacmel.

Jacmel, 17 avril 2026-

Dès le début de la journée du jeudi 16 avril. des groupes de manifestants ont parcouru plusieurs axes de la ville, paralysant partiellement les activités économiques et scolaires.

Le point central de la mobilisation a été atteint lorsque les protestataires se sont dirigés vers la résidence du directeur général de la PNH.

Munis de pancartes et lançant des slogans hostiles à son encontre, ils ont exprimé leur colère, l’accusant d’une part de responsabilité dans les événements survenus à Séguin et dénonçant ce qu’ils considèrent comme une réponse insuffisante des autorités face à la dégradation de la situation sécuritaire.

Certaines pancartes appelaient également à la nomination de l’ancien directeur de la DDO-1, Jacques Ader, à la tête de la direction départementale de la police du Sud-Est, présenté par des manifestants comme une alternative capable de rétablir l’ordre et de renforcer la sécurité dans la zone.

Sur place, les manifestants ont maintenu la pression devant la résidence du directeur généra. Les messages inscrits sur les pancartes reflétaient un profond rejet de la gestion sécuritaire actuelle, dans un contexte où la population dit craindre une extension de la violence vers la ville de Jacmel.

Au-delà de cette mise en cause directe, les revendications portent toujours sur un renforcement urgent de la présence policière et sur des mesures concrètes pour contenir la progression des groupes armés dans la région.Plusieurs voix appellent également à une réponse plus structurée et durable à la crise sécuritaire.

À rappeler, les bandits de viv ansanm avaient attaqué à plus reprises la commune de Marigot qui se situe pas trop loin de jacmel au début de cette semaine, faisant près d’une dizaine de morts dans la population civile. Il situation qui inquiète énormément à jacmel, le chef lieu du département.

Moïse François
Vant Bèf Info (VBI)

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