Bahamian Authorities Not Reporting Haitian Victims says Embassy Official

Haiti Sentinel/ Le Nouvelliste

The Charge d’Affairs for Haiti in the Bahamas, Dorval Darlier, says the only figures he has are those the Bahamian authorities have confirmed which he doubts. With so many living in shantytowns across the Abaco Islands, he told Le Nouvelliste “they, [Bahamian authorities], just do not want to tell the truth… it is only thanks to the support of the U.S. government that the Bahamian authorities are providing assistance to these victims.”

The Charge d’Affaires for Haiti in the Bahamas does not know how many Haitians, especially those undocumented, that are dead or injured after the Category 5 Hurricane Dorian. “We have dead and injured but we can not specify the number,” said Dorval Darlier.

The diplomat says the Haitian government has given him the green light to do everything in his power to help our compatriots. “I am going to rent a charter plane to go to Abaco and Freeport who have been the most affected to provide assistance to Haitian nationals,” he said.

Mr. Darlier plans to transport the most vulnerable to the capital, which he said was spared. “I have already had discussions with social services on the possibility of temporary shelter, said the diplomat. The chargé d’affaires confirmed the presence of a strong community in the area called “The Mudd” in Abaco. “This area has been completely submerged. The water had reached several meters in height,” said Dorval Darlier.

Haitians living legally in the Bahamas are estimated at about 200,000, not counting the illegal ones. Dorval Darlier, however, does not intend to differentiate between Haitians living legally and those living illegally in the Bahamas. “For now, we do not make any difference between legal and illegal,” he says.

He rejects the information that the Haitian victims are the ones who, for the most part, lived illegally in the Bahamas and refused to follow the instructions. “They would be victims no matter where they were,” said Dorval Darlier, for whom more than 85% of homes Abacco and Freeport were destroyed. “This is a place to build and not to rebuild,” said the charge d’affaires Haitian.

La communauté haïtienne évoluant aux Bahamas a été très affectée par la tempête Dorian qui a dévasté l’archipel au cours du week-end. Les derniers chiffres ont fait état de trente morts suite au passage de la tempête. Le chargé d’affaires ne sait pas pour le moment combien d’Haïtiens figurent parmi ces victimes. « Nous avons des morts et des blessés mais nous ne pouvons pas en préciser le nombre », a déclaré Dorval Darlier qui ne dispose que des chiffres confirmés par les autorités bahamiennes sans. «Elles ne veulent tout simplement pas dire la vérité », estime le chargé d’affaires. « Ce n’est que grâce au support du gouvernement américain que les autorités bahamiennes sont en train d’apporter de l’aide aux victimes », a-t-il fait savoir.

Le diplomate affirme que le gouvernement haïtien lui a donné le feu vert de faire tout ce qui est dans son pouvoir pour venir en aide à nos compatriotes. «Je vais louer un avion charter pour me rendre à Abaco et à Freeport qui ont été les plus touchées pour apporter de l’aide aux ressortissants haïtiens », a-t-il informé. Il envisage même de transporter les plus vulnérables dans la capitale qui, ajoute-t-il a été épargnée. « J’ai déjà eu des discussions avec les services sociaux sur la possibilité de les abriter provisoirement, a fait savoir le diplomate. Le chargé d’affaires a confirmé la présence d’une forte communauté dans la zone appelée  «The Mudd» («la boue») à Abaco. « Cette zone a complètement été submergée. L’eau avait atteint  plusieurs mètres de hauteur», a confié Dorval Darlier.  Les maisons de la plupart des Haïtiens qui vivaient dans le «Mudd» n’avaient pas été construites suivant les normes établies, selon le diplomate, soulignant qu’il s’agit du plus grand bidonville des Bahamas.

Les Haïtiens qui vivent légalement aux Bahamas sont estimés à environ 200 000, sans compter les illégaux.  Dorval Darlier n’entend cependant pas faire de différence entre les Haïtiens vivant légalement et ceux vivant illégalement aux Bahamas. «Pour l’instant, nous ne faisons aucune différence entre légaux et illégaux », souligne-t-il. Il rejette les informations selon lesquelles les Haïtiens victimes sont ceux qui, pour la plupart, vivaient dans l’illégalité aux Bahamas et qu’ils avaient refusé de suivre les consignes. «Ils seraient victimes peu importe l’endroit où ils se trouvaient», selon Dorval Darlier, pour qui plus de 85% des maisons d’Abacco et de Freeport ont été détruites. «C’est un endroit à construire et non à reconstruire », a déclaré le chargé d’affaires haïtien.

Ayant été sur le terrain jeudi, le chargé d’affaires dément les informations selon lesquelles les ressortissants haïtiens sont traités en parents pauvres par les autorités bahamiennes. «  Elles m’ont dit qu’elles ont eu droit au même traitement que les Bahamiens, sauf que la priorité est accordée aux blessées, aux femmes enceintes et aux  enfants », rapporte-t-il.

Peu après le passage de l’ouragan, le président haïtien avait promis  son support aux ressortissants haïtiens qui vivent à Bahamas. «  Hier, l’ouragan #Dorian a ravagé les Bahamas. Nos prières et nos pensées positives vont au peuple bahaméen et à son GVT. La communauté haïtienne qui se trouve sur ces îles peut être rassurée de notre entière solidarité et de notre sollicitude en ces moments de dures épreuves », avait écrit le président de la République sur son compte Twitter lundi.

Suite aux instructions du président de la République, le ministre haïtien des Affaires étrangères Edmond Boccit a envoyé une aide financière supplémentaire à l’ambassade d’Haïti à Nassau afin que celle-ci puisse venir en aide aux migrants haïtiens victimes de Dorian, a rapporté le journal Miami Herald.  Nous comprenons leur sort parce que nous avons traversé cela, a déclaré Edmond Bocchit qui s’est confié au journal floridien.  Le ministre a réaffirmé  la volonté du gouvernement haïtien d’exprimer sa solidarité envers le peuple et les autorités des Bahamas.

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