
Pour la première fois depuis les années 1990, les États-Unis ont autorisé le financement direct des Forces Armées d’Haïti (FAd’H), ouvrant à Port-au-Prince de nouvelles possibilités pour l’achat d’équipements et de services de défense, notamment pour les gardes-côtes haïtiens.
Cette décision, inscrite dans le projet de loi de finances consolidé H.R. 7148, inclut une enveloppe d’environ 5 millions de dollars destinés au programme de financement militaire étranger ainsi qu’aux opérations de maintien de la paix. Jusqu’à présent, l’assistance américaine passée visait principalement des missions de police ou des aides non militaires, sans canal direct vers les capacités défensives haïtiennes.
L’initiative intervient à un moment où Haïti fait face à une crise sécuritaire prolongée, marquée par la montée de gangs armés qui contrôlent des portions étendues du territoire urbain et rural.
Dans ce contexte, des partenaires internationaux comme les États-Unis ont déjà fourni des engins blindés, des véhicules MRAP et d’autres équipements dans le cadre de missions multilatérales, notamment la Multinational Security Support Mission (MSS) aux côtés de la Police Nationale d’Haïti.
Les gardes-côtes haïtiens pourront désormais acquérir des outils adaptés pour sécuriser les approches maritimes du pays, un élément essentiel face aux trafics et à l’insécurité.