“J’ai voté, j’ai signé, j’assume” : Smith Augustin revendique le renvoi du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé et dénonce une machination politique contre Haïti

Haïti, la crise politique autour de la tentative de révocation du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé prend un nouveau tournant après des informations révélées par le journaliste Roody Sanon. Contrairement aux déclarations de recul rapportées ces derniers jours, un membre du Conseil présidentiel de transition (CPT) affirme aujourd’hui avoir pleinement assumé la décision de renvoi du chef du gouvernement, qu’il qualifie de légale et politiquement nécessaire.

Selon ces informations, sur recommandation des secteurs politiques, une majorité qualifiée du CPT a voté le renvoi du Premier ministre. Cette décision constituait, selon les acteurs engagés dans le processus, une condition claire à la poursuite du dialogue national, à la veille du 7 février 2026, date hautement symbolique dans l’histoire politique haïtienne.

Toujours selon les sources relayées, une solution haïtiano-haïtienne à la crise était alors en construction, portée par la volonté de créer un consensus interne autour de la transition.

« J’ai voté, j’ai signé, j’assume »

Dans une déclaration ferme, l’un des conseillers présidentiels impliqués rejette toute idée de manipulation ou de désengagement a posteriori.

« J’ai voté, j’ai signé. J’ai pris cette décision en toute légalité, dans l’exercice plein et entier de mes prérogatives présidentielles. Je l’assume pleinement », affirme-t-il.

Une prise de parole qui tranche avec les versions faisant état de pressions diplomatiques ou de désolidarisation interne au sein du CPT.

Se présentant comme auteur, enseignant-chercheur, diplomate et militant des droits humains, l’intéressé revendique une décision fondée sur des principes personnels et institutionnels.

« Jésuite, j’ai été éduqué à la morale chrétienne et à la justice sociale. Je défends les intérêts supérieurs de la Nation sans compromis, fidèle à mes valeurs », poursuit-il, affirmant vouloir transmettre à la jeunesse haïtienne une conception de l’autorité fondée sur le courage et la cohérence.

Rejet des pressions et mise en garde

Dans un contexte marqué par de fortes réactions internationales, notamment des mises en garde évoquant de possibles sanctions, le conseiller présidentiel assure ne pas céder aux pressions extérieures ni aux attaques personnelles.

« Je ne crains ni les pressions ni les calomnies, mais seulement le jugement de l’Histoire », déclare-t-il, dénonçant ce qu’il qualifie de machination politique.

Et de conclure par un avertissement sans détour :

« Cette machination politique doit cesser. Haïti ne sera pas l’otage des stratégies de destruction de l’autre. »

Ces déclarations interviennent alors que le Conseil présidentiel de transition apparaît profondément divisé sur la conduite à tenir face à la crise gouvernementale. Elles mettent en lumière les lignes de fracture internes au CPT et relancent le débat sur la capacité des acteurs de la transition à assumer collectivement des décisions engageant l’avenir du pays.

À ce stade, aucune communication officielle du CPT n’est venue confirmer ou infirmer ces propos. Mais une chose est certaine : à l’approche du 7 février 2026, la bataille politique autour de la transition haïtienne est loin d’être terminée.

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