Haïti-Politique: le président n’est pas impliqué dans la corruption, dixit Jovenel Moïse

Après une adresse à la nation reportée lundi, le chef de l’État, Jovenel Moïse, ne voit pas mieux que de profiter de sa prise de parole à l’occasion du 24e anniversaire de la PNH à l’académie de police nationale à Frères pour vider son sac, essayant de laver son image par rapport aux graves accusations de corruption portées contre lui, dans le deuxième rapport d’audit de la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif sur la gestion des fonds Petrocaribe.

« Votre président, celui que vous avez voté, n’est pas dans la corruption et il ne le sera jamais », clarifie Jovenel Moïse, s’adressant au peuple haïtien.  » Que la justice fasse son travail, mène son enquête afin que tous ceux ayant mal géré ou mal utilisé l’argent de l’État répondent de leurs actes à travers un procès juste, équitable, sans persécution politique », ordonne l’homme de la banane.

Dans son discours, Jovenel Moïse a touché le dossier de sa firme Agritrans S.A dont le nom est cité dans le rapport de la CSC/CA.  » Dans ma vie civile, lorsque je dirigeais cette compagnie, j’étais ni employé de l’État, ni candidat ni président. S’il y a des reproches contre Agritrans, que la justice fasse son travail car la compagnie est là et tous les documents existent encore. Entre temps, je ne laisserai personne semer le chaos dans le pays, ajoute-t-il.

Se référant aux accusations dont il fait l’objet aujourd’hui notamment sur les médias sociaux, qui dit-li attaquent sa moralité, le président se voit comme une victime d’un système qu’il souhaitait changer pour le bien de tous.

Ce système politique, économique et sociale est très coriace. Il est doté d’une capacité de résistance et de reproduction à chaque tentative que nous faisons pour le renverser. Il sait transformer victimes en bourreaux et bourreaux en victimes. Il a des cerveaux et des moyens à sa disposition et c’est lui qui est à la base de l’assassinat du père fondateur de la nation Jean Jacques Dessalines », explique le président.

Plus loin, le président Moïse paraît reconnaître la multiplicité et la complexité des problèmes qui entravent le fonctionnement normal du pays dont l’incapacité du parlement de voter la politique générale du gouvernement, la réalisation des prochaines élections entre autres. Ainsi, il lance un appel au dialogue à tous les secteurs afin dit-il, de trouver un accord sur la gouvernance du pays et la direction que doit prendre la nation.

« Le seul chemin qu’il faut emprunter aujourd’hui c’est celui de la paix et du développement. Mettons-nous ensemble, intellectuels, membres du secteur privé, hommes et femmes politiques de toutes tendances car vous avez tous un plan pour la patrie commune. Il n’est jamais trop tard pour faire ce qui est bon », ajoute le locataire du Palais National.

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