Un navire de guerre américain déployé au large de Port-au-Prince à la veille du 7 février

Un navire de guerre américain, l’USS Southland, est actuellement stationné au large de Port-au-Prince. L’information a été rapportée ce mardi 3 février 2026 par le Miami Herald, dans un article signé de la journaliste Jacqueline Charles. Selon la publication, deux patrouilleurs des garde-côtes des États-Unis sont également déployés à proximité des côtes haïtiennes.

Port-au-Prince, le 3 février 2026. D’après les précisions fournies par le journal américain, l’USS Southland est un destroyer lance-missiles de classe Arleigh Burke, doté de systèmes de combat sophistiqués. Le bâtiment est capable de mener des opérations anti-aériennes, anti-surface et anti-sous-marines. Sa présence vient renforcer le dispositif naval américain déjà en mission dans la région des Caraïbes.

Ce déploiement intervient dans un contexte politique particulièrement tendu, à quatre jours de la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT). À l’intérieur du pays, aucun consensus n’a encore été trouvé entre les acteurs politiques sur la configuration de l’après-7 février.

Au sein du CPT, l’attente se poursuit autour de la synthèse des assises du dialogue politique initié par les conseillers-présidents Leslie Voltaire et Edgard Leblanc Fils, tous deux sanctionnés par les États-Unis. Ce document est attendu ce mardi.

Parallèlement, un autre groupe politique se réclamant de l’initiative du 24 avril a déjà arrêté sa position. Selon l’ancien sénateur Jean Renel Sénatus, la continuité de l’État serait assurée par le président de la Cour de cassation, Jean Joseph Lebrun, qui aurait donné son accord pour assumer cette responsabilité.

De son côté, la communauté internationale continue d’afficher son soutien au Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé. Les autres membres du CPT, quant à eux, observent un silence remarqué.

Un constat semble toutefois faire l’unanimité parmi les protagonistes : la transition en cours est perçue comme un échec. Elle n’a pas permis de rétablir la sécurité ni d’organiser les élections, deux missions fondamentales qui lui étaient assignées.

À quelques jours de l’échéance du 7 février, aucune solution claire n’émerge, ni à travers la CARICOM, ni par une initiative strictement nationale. L’incertitude demeure quant à l’évolution réelle de la situation politique du pays.

Belly-Dave Bélizaire
Vant Bèf Info (VBI)

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