Naomi Osaka a séjourné en Haïti – VIDEO

Nous l’avons annoncé, Naomi Osaka, accompagnée de ses parents, a rencontré la presse, le lundi 30 octobre à l’hôtel Karibe. Elle a, entre autres, parlé du début de sa jeune carrière, ses expériences, du but de son voyage en Haïti avant de fixer ses objectifs sur le circuit professionnel du tennis. Elle affirme : « Haïti est un très beau petit pays, très différent ».

Publié le 2017-10-30 | Le Nouvelliste

Pour accueillir Naomi Osaka (âgée seulement de 20 ans), les responsables de la FHT, entre autres, Junior Etienne, président, Francky St-Louis, vice-président, Fitz Gérald Brandt et Franck Alain Beauduy ont fait appel à des jeunes membres de l’équipe juvénile d’Haïti tels : Richardlyne François, Christopher Borgelin, Fritzterson St-Louis, James Adler Germinal, Krishna Maurice. Ces derniers, après avoir échangé quelques coups de raquettes, sous les yeux rivés de la star du tennis mondial féminin, lui ont remis un bouquet de fleurs en signe de remerciement.

Revenant, en conférence de presse, sur ses débuts dans le tennis, la jeune femme, d’un air décontracté, a fait savoir : « J’ai appris à jouer au tennis à l’âge de trois ans. En fait, j’ai été influencée par ma grande sœur. On vivait à l’époque au Japon. Voyant que j’ai un énorme talent, mes parents ont pris la décision de s’installer à New York (USA) pour que je puisse progresser ».

La décision de visiter Haïti, dit-elle, a été une décision personnelle. Elle ne tarit pas d’éloges envers la cuisine haïtienne. Elle en a profité pour expliquer : « À New York, j’ai vécu avec plusieurs membres de la famille de mon père (grand-mère, cousines et cousins). On ne se nourissait que des produits haïtiens. La cuisine haïtienne est juste formidable. J’avais déjà visité le Japon. J’avais à cœur de visiter Haïti. Bien que j’aie entendu là-bas des commentaires négatifs sur Haïti. J’ai du mal à y croire. C’est pourquoi j’avais une énorme envie de fouler le sol haïtien. J’ai visité la ville de mon père, Jacmel, et autres endroits du pays. J’ai pu constater qu’Haïti est un beau petit pays. Les commentaires négatifs ne réflètent pas la réalité. »

Naomi, âgée seulement de 18 ans, se révèle au grand public en 2016. Durant cette année-là, elle s’est imposée contre cinq têtes de série en six tournois différents. À son tableau de chasse, d’abord elle a pu épingler l’Ukrainienne Elina Svitolina (No 18) pour atteindre le troisième tour de l’Open d’Australie. Puis, elle a enchaîné une nouvelle victoire contre l’Italienne Sara Errani (No 14) au tournoi de Miami. Naomi, en état de grâce, a en outre terrassé la Lettone Jelena Ostapenko (No 32) à Roland Garros. Enfin, lors de l’US Open, elle a pris le meilleur aux dépens de l’Américaine Coco Vandeweghe (No 28). À cela, il faut aussi ajouter qu’en septembre 2016, Naomi a pu atteindre la finale du tournoi de Tokyo. Pour y arriver, elle avait écarté la Slovaque Dominika Cibulkova (No 12) avant de battre pour une seconde fois de l’année l’Ukrainienne Elina Svitolina (No 20). En simple dame, elle a été 40e au classement de la WTA.

Auréolée d’une année 2016 de toute beauté, Naomi, en 2017, a remporté ses deux premiers matches face à des joueuses du top 10 mondial. En effet, au premier tour de l’US Open, elle écarte l’Allemande Angelique Kerber et l’Américaine Venus Williams au deuxième tour de l’Open de Hong Kong.

À son palmarès, Naomi ne compte qu’un tournoi. Cependant, elle promet de travailler pour ajouter d’autres. « J’ai déjà gagné, en simple, un tournoi au Singapour. Le haut niveau ne se résume pas à gagner tout le temps. Vu que je suis nouvelle sur le circuit, il me faut acquérir de l’expérience. Pour le reste, j’ai disputé une pléiade de grands tournois. Si vous regardez les résultats, je ne suis pas trop loin de l’objectif fixé. Je sais que je dois encore travailler très dur pour l’atteindre. J’ai la force mentale, la confiance et la volonté d’aller de l’avant. Ce n’est qu’une question de temps pour moi de briller au plus haut niveau. D’autant plus que beaucoup d’Haïtiens, à New York, ont toujours fait le déplacement pour me supporter. Ma surface de prédilection est le dur, mais je n’ai aucun problème avec le gazon. En témoignent mes récents résultats au tournoi de Wimbledon. »

S’exprimant sur le tennis juvénile haïtien, elle a émis des commentaires positifs avant de se montrer favorable à l’idée de servir le pays : « J’aurais bien aimé être l’ambassadrice de mon pays, car je me sens Haïtienne comme vous. Il y a de très beaux endroits en Haïti que l’on puisse vendre à l’étranger. Ce sera un plaisir de le faire. En voyant les échanges entre les jeunes, sans crainte d’être démentie, je crois que le tennis juvénile haïtien a de l’avenir. Cependant, les joueurs ont besoin de l’aide de tout un chacun pour atteindre le haut niveau. »

Visiblement enthousiaste et heureuse d’avoir visité Haïti avec ses parents Léonard François (père) et Tamaki Osaka (mère), Naomi Osaka (40e en 2016), ovationnée par une bonne partie des employés de Karibe Convention Center, a promis de revenir en Haïti, dans un cadre plus formel.

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