Réginald Boulos fait désormais partie du problème et non de la solution.

January 30, 2016
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Janvier 30, 2016

L’annonce de l’arrivée d’une mission en Haiti du conseil permanent de l’OEA a fait sortir Reginald Boulos de son silence.

L’ex coordonnateur de la commission consultative en 2014 qui a pris de concert avec la Presidence et avec Evans Paul les mesures qui ont conduit à l’impasse actuelle persiste et signe.
En effet, sous le couvert de défendre les institutions haïtiennes et de chercher une solution consensuelle à la présente crise électorale, Reginald Boulos veut plutôt semer la pagaille et la confusion afin d’imposer sa solution et ses hommes-liges dont Léopold Berlanger à la tête du CEP comme sortie de crise.

Son argument principal est fondé sur le départ sans condition du Président Martelly le 7 Février 2016.

Départ qui sera suivi de la mise en place d’une table de concertation réunissant le Parlement, les partis regroupés an sein du G8, les autres partis et groupes engagés dans les conditions politiques. C’est le chemin selon lui pour « trouver les plus petits dénominateurs communs  » sur lequel devraient s’entendre les haïtiens et les élites politiques et sociales.

L’homme d’affaires Reginald Boulos, pense-t-il que le peuple haïtien est encore dupe des menées anti-progressistes et anti-démocratiques des clans d’affaires opposées historiquement du développement de la nation ?.

On n’ entend leur voix qu’ en période de lutte pour le pouvoir, c’ est-à-dire quand les monopoles économiques sont menacés et que le pouvoir  politique risque d’ avoir à sa tête un responsable soucieux de changer les choses et de promouvoir un réel développement bénéfique à toutes les couches sociales de la population, en particulier les masses défavorisées des villes et des campagnes.

Aujourd’ hui et il ne faut pas craindre de le proclamer, Reginald Boulos qui se pose en donneur de leçon de démocratie fait partie du problème et non de la solution.

A ce titre, il ne saurait prétendre se faire passer pour un homme de consensus et dicter ses volontés à la nation.

Pendant longtemps, et particulièrement durant les temps de turbulences politiques, sous les gouvernements militaires, durant les temps agités des gouvernements lavalas d’Aristide et de Préval, Reginald Boulos, crédité d’être l’ homme de la puissance américaine, les yeux de la CIA, a imposé ses 4 volontés à des militaires et à des dirigeants civils sur qui ses pressions ont marché. Aristide et Préval ont réagit mais ils n’ ont jamais pu contrecarrer la force des relations de Reginald Boulos dans le monde politique, économique internationale.

Devenu Président une nouvelle fois en 2006, René Préval n’a pas manqué de lui rendre la monnaie de sa pièce en lui imposant des limites à ses interventions ouvertes et clandestines dans les questions haïtiennes à l’échelle locale et internationale.

Depuis, l’homme d’affaire Réginald Boulos a perdu des plumes. Ce n’est plus un secret pour les centres de pouvoir que Reginald Boulos n’a plus les oreilles de Washington ni de la CIA encore moins celles des Nations Unies, de l’OEA, de l’Union Européenne et des voisins dominicains.

Que l’homme d’affaire Reginald Boulos cesse de jouer au bloffeur !

Les temps dictatoriaux qui ont fait son affaire ne sont plus. Le passage de René Préval au pouvoir a inauguré une ère de stabilité que le gouvernement de Michel Martelly a consolidé en dépit des conséquences désastreuses sur les plans humains et matériels du séisme de 2010.

Lorsque Boulos déclare que la résolution de la crise doit passer par un dialogue « haïtiano-haïtien » il faut lui répondre que c’est l’objectif désespérément poursuivit par Martelly et que certains milieux d’affaires en sous main, a fait avorter.  C’est encore leur objectif quand ils s’opposent par tous les moyens à la tenue d’Elections honnêtes et sincères qui porteront à la Présidence un homme d’affaire d’une autre trempe, Jovenel Moise engagé à donner une nouvelle orientation et de nouveaux partenaires à l’économie haitienne.

Appelée l’OEA à soutenir les efforts de stabilisation électorale, ce n’est pas comme l’avance Boulos, une interférence dans le dialogue haïtien.

La démocratie haitienne, en butte aux traditions de lutte pour le pouvoir, connectée à des intérêts économiques  sordides ,a besoin de l’assistance de l’Organisation régionale (OEA) pour trouver une sortie de crise objective juste et démocratique.

Il est peut être temps pour Reginald Boulos de se mettre à l’école de la démocratie.

Réginald Boulos fait désormais partie du problème et non de la solution.

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