Quand Michele J. Sison cite Frederick Douglass pour sensibiliser les protagonistes sur la nécessité d’un dialogue urgent en Haïti

Ce 4 juillet, ramène la 243e célébration de la fête de l’indépendance des États-Unis d’Amérique. La veille, à la résidence privée de l’ambassadeur des États-Unis accrédité en Haïti, Michel J. Sison à Bourdon, s’est tenu le traditionnel cocktail en l’honneur des Héros de l’indépendance de la plus grande nation de la planète.

Présents à cette événement les présidents du sénat de la République, Carl Murat Cantave, de la chambre basse, Gary Bodeau, de la Cour de Cassation René Sylvestre, du Premier ministre, Jean Michel Lapin , des représentants des partis politiques de l’opposition et proches du pouvoir, de la communauté internationale et des membres de la société civile haïtienne pour ne citer que ceux-là.

C’était l’occasion pour la diplomate américaine de s’adresser directement aux représentants des trois pouvoirs de l’État, des partis politiques de l’opposition et de la société civile présents à cette fête d’indépendance américaine.

C’était une soirée importante car elle a permis à Michele J.Sison de réitérer la position de son pays par rapport à la crise socio-économe et politique aiguë qui prévaut en Haïti depuis trop longtemps.

Si l’ambassadeur Sison, a, dans son discours, effectué un survol historique pour faire l’éloge des liens d’amitié qui entre Haïti et les États-Unis, la diplomate n’a pas manqué non plus de se montrer préoccupée à l’instar de son prédécesseur Frédéric Douglass (1889-1891) pour l’avenir d’Haïti.

« L’instabilité, l’insécurité et leur impact sur l’éducation et l’économie sont des préoccupations que nous partageons tous aujourd’hui », dit-elle en remémorant le brio et la dimension de sincérité qui animaient les prises de position de l’abolitionniste américain Frederick Douglass à l’égard d’Haïti, défenseur de la liberté, promoteur du dialogue, de l’égalité et de la justice sociale et grand admirateur d’Haïti, pour son rôle dans l’abolition de l’esclavage dans le monde.

« Je m’unirais avec n’importe qui pour faire le bien et avec personne pour faire le mal», c’est cette citation de Douglass qui a servi de base au discours de Michele J. Sison pour ainsi monter la nécessité aux protagonistes haïtiens de s’asseoir ensemble pour discuter de l’avenir de leur pays.

« Ceci est un message qui nous est lancé à tous par l’éminent Frederick Douglass: la nécessité d’engager un dialogue de bonne foi afin de préserver le bien commun », ajoute-t-elle.

« Rechercher un dialogue authentique et en toute bonne volonté, afin d’offrir au peuple haïtien, et surtout aux jeunes, l’accès à l’éducation, aux soins de santé, la stabilité, la sécurité, et des opportunités économiques», c’est le conseil de Michel Sison aux leaders haïtiens en vue dit-elle, de former des fils libres, forts et prospères, comme le veut la Dessalinienne.

«En trouvant un terrain d’entente commun et fructueux par le dialogue, nous espérons voir partout dans le monde, et ici en Haïti, que ceux qui ont des opinions divergentes puissent unir leurs forces et travailler ensemble pour le bien commun»,conclut la diplomate qui a réaffirmé la ferme volonté de son pays à travailler aux côtés d’Haïti en vue d’atteindre ces objectifs.

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