Les agriculteurs du haut Artibonite s’alarment face à la secheresse-Added COMMENTARY By Haitian-Truth

April 19, 2014
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Le Nouvelliste | Publié le : 16 avril 2014

Les autorités agricoles sont dans la ligne de mire des planteurs de la plaine des Gonaïves et de plusieurs autres communes du haut Artibonite. Selon les protestataires, ces responsables n’ont rien fait pour les aider à mener à bien leurs activités.

Aux Gonaïves, l’agriculture se dégrade progressivement. La sècheresse perturbe les plantations.

Depuis huit mois, la pluie ne tombe pas. Les cultivateurs s’inquiètent et s’affolent. La rivière La Quinte est quasiment sèche. Elle n’est pas curée depuis des mois. Sédiments. Herbes. On dirait une rigole. Les planteurs de Grand-Mont, 1e section, en sont les premières victimes. Ils déplorent tous cet état de fait.

Le coordonnateur de la Plateforme des organisations pour le développement agricole de Grand-Mont (PODAG), Mistral Joseph, se fait du souci pour le devenir de sa localité. « Nous sommes désespérés.

Presque toutes nos plantations d’aubergine et de patate sont perdues. La localité est complètement sèche. Les animaux ne peuvent pas s’abreuver. Ils meurent de soif. A défaut d’un système de pompage ou d’irrigation, la vie devient impossible à Grand-Mont, le grenier de la commune », s’est-il alarmé. M. Joseph souhaite qu’un système de pompage soit installé dans la zone.

Les autres sections communales, dont Labranle, Poteau et Bassin, font face à la même situation. Les agriculteurs de ces localités joignent leur voix pour dénoncer la passivité des autorités concernées. Ils avaient gagné les rues lundi pour exprimer publiquement leur mécontentement. Ils réclament de l’eau pour arroser leurs champs. Selon les protestataires, il n’y a que 16 pompes qui desservent la plaine des Gonaïves, et ce, sur un total de 39. Certaines de ces pompes sont en panne depuis environ quatre ans.

Luc Rosemond, président de la Fédération des planteurs et irrigants de la basse plaine des Gonaïves (FEPIPGO), se plaint du sort de ses associés. Il demande au ministre de l’Agriculture d’intervenir rapidement pour éviter le pire. M. Rosemond a indiqué que ses pairs vont maintenir leur mouvement de protestation pour forcer les responsables à s’acquitter de leur tâche. « Si M. Thomas Jacques et ses collaborateurs ne peuvent pas nous soulager, qu’ils se retirent de leurs postes », a-t-il tempêté.

Dans la commune de Gros-Morne, notamment à Savane-Carrée (6e section), les cultivateurs sont aux abois. Ils ne savent à quel saint se vouer. « Les terres ne produisent pas. La misère et la faim ravagent la communauté », ont-ils déclaré. Ils s’interrogent sur la véritable mission du ministère de l’Agriculture.

Les communes d’Ennery et de Terre-Neuve ne sont pas épargnées. La sécheresse frappe très fort.

A L’Estère, c’est pareil. Tandis que les habitants de la première et de la deuxième section de cette commune ne vivent que de leurs jardins. Pour sortir du marasme, ces paysans disent miser sur la Providence. A Anse-Rouge, la situation est très critique. D’après certains habitants, même l’herbe pour nourrir les animaux est difficile à trouver. La pluie tombe rarement dans cette région du pays.

Interrogé à ce sujet, l’agronome Renaud Géné, directeur du Bureau agricole des Gonaïves (BAC), se dit conscient du problème. Il reconnaît que la « situation est irrégulière et urgente ». Selon M. Géné, c’est tout le pays qui est en proie à la sécheresse. Il a informé que les responsables sont en train d’analyser la meilleure façon d’intervenir.  Jodherson Cadet, jodhersoncadet@yahoo.fr

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One must remember that, up until 1986, Haiti was an exporter of rice.
The Americans dumped cheap rice, into the economy even as Ti Legliz set about destroying the irrigation infrastructure, throughout the Artibonite. Taiwanese teams, helping the peasant, were attacked. The Taiwanese women raped. So it was with the origins of Aristide and the Lavalas movement – a movement of destruction.
Attempts to correct this Aristide/Lavalas generated disaster, will be faced by the “Rice Mafia” eager to protect its $1,000,000,000 business.
And now, with the new contract involving  Vietnam, there are suggestions of a new Mafia, keen to protect their percentages on this massive deal.
COLLINS

One Response to “ Les agriculteurs du haut Artibonite s’alarment face à la secheresse-Added COMMENTARY By Haitian-Truth ”

  1. gregoire st pierre on April 19, 2014 at

    I recall the Artibonite locals blocking the roads when foreign riz was transported.

    Shameful.