En attendant le retour d’Aristide en public-Added COMMENTARY By Haitian-Truth

January 6, 2013
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LeNouvelliste | Publié le : 2013-01-04

Roberson Alphonse roberson_alphonse@yahoo.fr

Titid. C’est le sobriquet de Jean-Bertrand Aristide. Mais, avec le « ti pè » de St- Jean Bosco, rien n’est petit, rien n’est simple. Revenu au pays le 18 mars 2011 au terme de son second exil en 20 ans, l’homme politique, adulé, détesté, le plus populaire de l’ère post-Duvalier, se retrouve à nouveau sous les feux de la rampe. Pas de son plein gré. S’étant retiré sur ses terres à Tabarre, l’ex-président Jean Bertrand Aristide, objet d’une double plainte pour « escroquerie, abus de confiance et association de malfaiteurs », devra s’expliquer au parquet le 9 janvier 2013 après une convocation avortée jeudi 3 janvier.

La ville, entre incrédulité, frayeur, curiosité, est à l’écoute des moindres palpitations du parquet et de son chef, Me Lucmane Délile, « ex-militant GNB », du temps où Aristide devait être débouté de la présidence.  Un passé qui, entre autres choses, le “discrédite” aux yeux de Desras Simon Dieuseul, président du Sénat de la République, “lavalassien indécrottable”. « Je pense qu’un gouvernement sérieux n’aurait pas dû nommer M. Delile comme chef du parquet quand on sait qu’il a exprimé des positions publiques contre la mouvance lavalas », confie le sénateur, qui se souvient du rôle tenu par Me Lucmane Délile dans le documentaire « GNB contre Attila » du cinéaste Arnold Antonin.

Dans le film (dans lequel on voit le chanteur Michel Joseph Martelly) , Délile  siège comme juge dans un tribunal populaire qui juge Jean-Bertrand Aristide, au temps de la contestation souvent matée par des chimères, des sbires du pouvoir. L’actuel chef du parquet veut réaliser « son rêve » de juger Aristide contre qui « il a une dent, une haine », avance le sénateur Desras Simon Dieuseul sur Magik 9, vendredi 4 janvier. Entre coups de gueule et appel au licenciement du commissaire Délile, considéré comme un « déluge pour le gouvernement», le sénateur attaque le fond de la démarche du parquet de Port-au-Prince. A l’analyse de l’objet, de la provenance et de la cible de la plainte, Desra estime que celle-ci « est nulle ». Le parquet n’est pas une juridiction de jugement et ceux qui ont porté plainte sont des « personnages douteux » et instrumentalisés aux fins de nuire, dont Rosemond Jean (CONASOVIC), recherché par la justice, et  des ex- de « Lafanmi se lavi », soutient le sénateur du Centre.

Sur le plan politique, l’action du commissaire du gouvernement est un pain bénit, un « cadeau fait au parti lavalas », analyse le sénateur Desras Simon Dieuseul. « C’est un cadeau ! Si Lavalas  l’accepte, ce ne sera pas bon pour le gouvernement et s’il ne l’accepte pas il fait un cadeau au gouvernement », selon le président du Sénat, dépité face au caractère « irréfléchi » de certains actes du l’administration Martelly/Lamothe.  « Le pouvoir prône la stabilité pour attirer les investissements et en même temps  il initie, motive et provoque l’instabilité », soutient-il, craignant que cette « convocation ne débouche sur une situation de non-retour », la radicalisation de la mouvance lavalas.

Le sénateur Desras souligne en revanche qu’aucun citoyen n’est au-dessus de la loi. C’est valable aussi pour l’ex- président Jean-Bertrand Aristide. Cependant, pas en dehors des voies tracées par la loi, insiste Desras Simon Dieuseul, pour qui le commissaire du gouvernement s’est  « désavoué en disant ignorer l’existence d’un mandat contre Rosemond Jean ».

« Si le sénateur a une copie de la plainte ou du mandat contre Rosemond Jean, il doit me le faire parvenir », répond le commissaire du gouvernement, ajoutant qu’il n’a « aucun dossier de poursuite contre Rosemond Jean au parquet ». Sans prendre de gants, le commissaire du gouvernement rembarre le sénateur Desras Simon Dieuseul. «  Si le sénateur est un juriste, il ne peut pas induire la population en erreur en  avançant des arguties juridiques », rétorque-t-il, soulignant que « le sénateur se fourvoie et perd la tête ». Les plaintes reçues par le commissaire du gouvernement sont examinées afin de les classer sans suite ou poursuivre les concernés, explique Me Lucmans Délile, assurant que son action au parquet est uniquement guidée par la Constitution et par la loi. Le commissaire souligne aussi qu’il est à attaché au respect des droits de tous les citoyens. Y compris des plus humbles ayant porté plainte contre l’ancien président Aristide, explique l’avocat. « Je suis entré au parquet les poches vides et les mains propres, j’en sortirai les poches vides et les mains propres », confie-t-il, sur les ondes de Magik 9 dans des échanges inélégants avec le sénateur Desras.

« Le commissaire du gouvernement a dit qu’il est entré dans le système avec les poches vides. J’estime qu’il y est entré aussi avec la tête vide », tance Me Newton St-Juste, l’un des avocats de l’ex-président Jean-Bertrand Aristide. L’escroquerie, le vol, l’abus de confiance sont des délits de titre privé. Les parties elles-mêmes peuvent et doivent apporter la preuve des préjudices subis, indique Me Newton St-Juste. En outre, ajoute-t-il, « pour que l’individu puisse être poursuivi pour abus de confiance, il faut qu’il ait été mis en demeure de restituer par sommation. Ces exploits extrajudiciaires pour être valides doivent mentionner l’objet même du dépôt. Le dépositaire s’étant engagé à le remettre dans son intégralité au déposant ».

Selon Me Newton, si le gouvernement savait ce qu’il faisait, il aurait demandé la sommation à celui qui dépose la plainte pour abus de confiance. D’un autre côté, conformément à l’article 340 du Code pénal, « pour parler d’abus de confiance, celui qui s’estime lésé doit prouver qu’il a un contrat avec celui qu’il veut poursuivre », argumente l’avocat. Le commissaire du gouvernement n’a pas bien analysé les plaintes afin de déterminer leur fondement pénal, poursuit-il, déboutant au passage la plainte de Ti Sony. L’exploitation dénoncée par cet  ancien pensionnaire de « Lafanmi se lavi » remonte probablement aux années 90. Même si c’était une infraction pénale, elle serait prescrite. Si « l’exploitation » renvoie à une infraction prévue par le Code du travail, elle serait elle aussi prescrite. « Les réclamations salariales sont prescrites après six mois, selon l’article 160 du Code du travail», explique Me Newton St-Juste avant de conclure que c’est « l’incompétence et l’ignorance » qui ont droit de cité au parquet.

« Si l’on veut combattre Jean-Bertrand Aristide, il faudra chercher autre chose, mais pas ça. C’est pénaliser aujourd’hui quelqu’un qui avait recueilli, hébergé et nourri des enfants en difficulté », indique Paul Denis. « Je trouve la plainte des enfants de La fanmi se lavi aberrante », indique-t-il, sidéré par cette action qui dépasse les limites. Quant à celle déposée par la CONASOVIC, Paul soutient que M. Aristide n’était pas gestionnaire de coopérative. L’ex-président n’était pas gestionnaire direct de coopérative. Ce dernier pourrait répondre aux questions d’un juge d’instruction dans le cadre d’une enquête concernant des responsables directs de coopérative si jamais son nom était cité, explique Paul Denis, ex-opposant à Aristide. En revanche, la convocation de l’ex-président sur la base d’une simple plainte au parquet déplaît à M. Denis. « Je trouve que c’est une mauvaise utilisation de la justice », confie Paul Denis, président de la Commission d’enquête administrative créée après le départ pour l’exil d’Aristide le 29 février 2004. « Je n’avais pas mené d’enquête sur Aristide mais sur la mauvaise utilisation de 2 milliards de gourdes par des gens de plusieurs institutions », soutient Paul Denis. Les conclusions du rapport de la commission ont été remises au Premier ministre de l’époque, au ministre de la Justice, au parquet. « Il appartenait à la justice de poursuivre les personnes impliquées dans la gestion directe de ces fonds. Leur audition aurait pu conduire à d’autres pistes établissant d’autres responsabilités », selon ce vieux routier de la politique, ex-sénateur et ex-ministre de la Justice de René Préval.

« Je n’ai jamais été recherché par la justice. Ceux qui disent qu’il y a un mandat contre moi doivent le présenter », répond Rosemond Jean de la CONASOVIC, assurant qu’il n’était pas dans le maquis après l’arrestation de « 53 militaires démobilisés ».  « J’ai la minute du jugement au correctionnel stipulant que la justice ne retient aucune charge contre ces militaires. A l’époque Me Gérald Norgaisse, était le chef du parquet de Port-au-Prince », assure Rosemond Jean. « Je n’ai pas voté Martelly. Je ne suis pas instrumentalisé par ce dernier », explique-t-il, soulignant que Lavalas a cinq ministres au sein de l’actuel gouvernement. « C’est un gouvernement Tèt kale/Lavalas », soutient Rosemond Jean qui affirme avoir échappé à une tentative d’assassinat en début d’après-midi.

« Il faudrait que ceux qui m’accusent d’être un personnage douteux s’expliquent. Je n’ai jamais volé, tué ou kidnappé », indique-t-il, résolu à aller jusqu’au bout pour obtenir justice pour les victimes de la faillite des coopératives.

L’activiste Rosemond Jean, avant ce « come-back », s’était retiré sur la pointe des pieds sous les projecteurs après la descente le 18 mai 2012 de la PNH et de la MINUSTAH pour récupérer d’anciennes installations des FAD’H.   Les responsables de ces actes seront poursuivis jusqu’aux portes de l’enfer, avait assuré à l’époque un ministre.

Entre-temps, dans les salons et ailleurs, on attend le retour de Jean-Bertrand Aristide sous les feux des caméras le 9 janvier…

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COMMENT: HAITIAN-TRUTH.ORG

Aristide returned to Haiti, because President Zuma no longer tolerated his presence in South Africa. Aristide was President Mbeki’s friends and, with him gone, South African wanted him gone!!! No one else wanted him so he had to return to Haiti.

People have already forgotten his arrival was me by a few dozen people, not the tens of thousands reported by tame Aristide media people.

People forget his attempts to put crowds on the streets, spending millions of dollars, with near zero turn-out.

More importantly, people have forgotten all of those who were necklaced, during his first presidency.

And we  have forgotten all of those who were murdered on his direct orders including Doctor Roger Lafontant, the Reverend Sylvio Claude, Mireille Durocher-Bertin, General Max Mayard, Antoine Izmery, Guy Malary, Father Ti Jean, Father Jean-Marie Vincent and a cast of hundreds.

So long as Aristide remained quiet, some would justify his continued existence.

Now that he has surfaced and promotes instability throughout the country, someone must take positive action, before the Nation slides into the chaos, welcomed by Aristide and Preval.

Where are the Americans, when we need them? They have dossiers on Aristide’s cocaine business with enough evidence to extradite him to the States.

Where are the French when we need them? They have Amaral Duclona, the Aristide/Preval hit man who has given a ton of evidence against Aristide/Preval for many things, including the murder of a French Consul.

Both the French and Americans were responsible for Aristide in the first place – 1990-91. They should solve the problem, once and for all. Rid us of Aristide!!!

One Response to “ En attendant le retour d’Aristide en public-Added COMMENTARY By Haitian-Truth ”

  1. Davis Louis on January 7, 2013 at

    Greetings to my Haitians Brothers! To solve Haiti problems a political consensus in the manner of 1803 which paved the way to the Independence in 1804 is necessary. It is advisable to delve into the meanders of history covering Toussaint Louverture as a mean of deciphering the astutenesses of the present conjuncture. We must not live in the past; however, we should constantly live to correct the present conjuncture in the observation of the past. Calling names, cursing, blaming the French and the Americans for our plight amounts to a waste of time and energy. The only way to save Haiti is to be tolerant and to love one another in Jehovah.